Le code a un canon concernant
les vierge, il n'a pas fait mention des veuves. Le Code oriental le fera. Cet
ordre des veuves est ancien dans l'Église. Pourquoi ce silence dans le
nouveau Code latin?
Si le Code a parlé des
vierges dans un canon spécial, cela est dû au rituel de la consécra-tion
des vierges approuvé en 1970. Les veuves n'ont pas encore un rituel de
bénédiction, si ce n'est celui qui, préparé en France
, fut autorisé par l'archevêque de Paris et a reçu l'approbation
de la Congrégation du culte divin, le 2 février 1984
D'ou une première question:
ce rituel est-il applicable dans chaque diocèses? Il faut répondre
négativement à cette question. En effet, ce rituel a été
approuvé pour une Fra-ternité de veuves, il est donc particulier.
Une deuxième question
est alors posée: peut-il être repris et approuvé par une
autre évêque diocésain? La réponse à cette
question est positive. Le texte a été approuvé par le Saint-Siège,
après l'avoir été par l'archevêque de Paris.
Reste une troisième question:
ce rituel fut conçu pour une fraternité déterminée;
peut-il être introduit tel quel ailleurs? Il au dire que non, car il contient
plusieurs éléments propres à cette fraternité. D'ou
deux points à examiner: le premier concerne la valeur de ce rituel, l'autre
concerne l'ordre des veuves et son rétablissement.
Le rituel
de la bénédiction des veuves
Plusieurs jeunes mariées
ont perdu leur mari pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elles se réunirent
pour trouver une fraternité qui leur permettrait de vivre une vie chrétienne
en pleine fidélité à leur époux défunt; elles
voulurent se consacrer à Dieu, afin d'être d'un plus grand soutien
à leurs enfants, de veiller mieux à leur éducation et de
diriger leur famille, qui formait du vivant de leur époux une Église
domestique, comme dira Vatican 11.
Leur première idée
fut de fonder un institut séculier qui leur permit de vivre une vie pleinement
consacrée à Dieu dans le mode. Peu à peu elles se sentirent
appelées à former un groupe et à recevoir, comme veuves,
la bénédiction de l' Église sur leur vie consacrée.
Ce qui trouva son expression
dans le rituel qui exprimait leur consécration à Dieu, et la bénédiction
sur cet état de veuvage, que l'Église autrefois avait recommandé
et loué.
Il nous est utile de proposer
ici les éléments essentiels qu'exprime ce nouveau rituel, Il contient
une prière introductive et après la liturgie de la Parole, la
bénédiction des veuves.
Cette bénédiction
se fait de la façon suivante: la responsable de la fraternité
fait l'appel des veuves qui désirent se consacrer à Dieu, suit
alors l'interrogatoire par l'Évêque ou par un prêtre, le
chant des litanies, l'oraison conclusive et la " déclarations "
qui est le propos-propositum de se donner tout à Dieu et comporte le
voeu de chasteté; elle se termine par l'imploration de la protection
divine et de l'aide de Marie, afin que ce qui a été inspiré
par la grâce de Dieu puisse s'accomplir avec son aide et sous sa protection.
Suit alors la prière de bénédiction ou de consécration
prononcée ou chanté par le célébrant.
Après cette bénédiction
a lieu le " rite de l'alliance " par lequel l'anneau nuptial reçoit
une nouvelle bénédiction. Ce rite est suivi de la bénédiction
d'une croix que chaque veuve consacrée reçoit pendant que l'assemblée
chante une prière d'intercession qui en exprime la signification.
La célébration
eucharistique se poursuite alors normalement; au mémento des vivants
sont nommés les enfants de la veuve comme au mémento des défunts
sont rappelés par leur nom de baptême son mari et éventuellement
ceux de ses enfants défunts, A la fin de la célébration
de l'Eucharistie, la responsable et les nouvelles admises signent le registre
de la Fraternité.
Objet
et portée du rituel de la bénédiction
A partir des textes du rituel
(1), il nous faut expliquer la nature propre de cette vie consacrée vécue
en fraternité. C'est à partir de leur contenu qu'on peut comprendre
pourquoi cette Fraternité n'a pas voulu être institut séculier.
De plus, on peut égale-ment, à partir de ces textes, déterminer
quelle est la position d'une veuve, qui sans faire partie d'une telle association,
pourrait obtenir de son évêque une pareille bénédiction.
Il nous faut voir comment est
exprimée dans ce rituel la consécration de la veuve à Dieu.
Dans la " Déclaration " qui exprime son engagement, sont en
effet exprimés les éléments majeurs de cette consécration.
Le texte est le suivant:
En présence de la Sainte
Trinité et pour sa gloire, je prononce aujourd'hui pour toujours le cur
de chasteté. Que le seigneur Jésus reçoive le don de moi-même;
tout ce que je suis, tout ce que je possède. Qu'il l'accepte pour son
Église, pour notre foyer, pour les veuves, pour tous les foyers du monde.
Que M ., mon
mari, veille sur mon engagement et que notre union, renouvelée par ce
vu, soit pour Dieu une louange sans fin. Et puisque le Christ a voulu
nous donner Marie pour Mère, je me confie à sa protection et remets
entre ses mains mon désir de fidélité.
Cette formule exprime une totale
consécration à Dieu comme offrande de la veuve, Cette offrande
est l'oblation de la personne qui se consacre à Dieu; elle est totale
puisqu'elle donne tout ce qu'elle est et tout ce qu'elle possède. Elle
est faite en l'honneur et à la gloire de la SAINTE TRINITÉ. Le
vu de chasteté est exprimé explicitement dans cette formule
d'oblation qui se veut consécration totale de la personne de Dieu.
Les autres conseils évangéliques
sont-ils contenus dans cette consécration? A lire les textes il faut
l'affirmer, car ils sont exprimés dans les interrogations du célébrant
qui précèdent cette oblation.
Le
célébrant en effet pose les questions suivantes:
1.Voulez-vous entrer dans la
Fraternité Notre Dame de la Résurrection?
2.Voulez-vous prononcer le
vu de chasteté pour vivre toujours plus unie à Jésus-Christ?
3. Voulez-vous vivre en esprit
de pauvreté et d'obéissance dans la Fraternité?
4. Rituel de bénédiction
des Veuves.
Fraternité Notre Dame
de la Résurrection 1984 iv-7
Estime et bénédiction
du veuvage chrétien
Plusieurs questions sont à
envisager, si jamais, comme on peut l'espérer, paraît un rituel
général de la bénédiction des veuves et si une norme
canonique prend place dans un Code renouvelé.
Ces
questions sont les suivantes:
1. Pourquoi la bénédiction
des veuves est -elle prévue et non pas celle des veufs?
2. Cette bénédiction
liturgiques est-elle une consécration de vie?
3. Les trois conseils évangéliques
sont-ils nécessaires pour qu'Il y ai consécration à Dieu?
4. Comment concevoir la pauvreté
et l'obéissance dans le veuvage?
5. La vie consacrée compote-
t-elle une obligation particulière par rapport à la prière
et à la vie fraternelle?
Tâchons
de répondre à ces questions.
À la première
question on peut certes répondre à partir de la tradition. Jamais
une bénédiction ou consécration des veufs n'a été
prévue; ceux-ci ont exercé des ministères variés,
non seulement liturgiques, mais caritatifs. Cela explique que ce furent plutôt
les veuves que les veufs qui reçurent une bénédiction spéciale.
Aujourd'hui, cependant, des hommes vivants dans le monde se consacrent à
Dieu.
C'est un fait nouveau, qui pourrait
s'engager dans un institut séculier. Certains pour-raient désirer
une bénédiction propre à leur état. Toute fois ceux-ci
s'engagent souvent dans le sacerdoce; le diaconat permanent peut être
aussi un ministère approprié à leur situation; d'autres
préfèrent entrer en vie religieuse, souvent monastique, dans laquelle
ils cherchent le silence de solitude, silence que les vierges consacrées,
aux premiers temps de l'Église observaient dans leur propre domicile.
Cette question n'est cependant
pas vaine, certains veufs gardent des responsabilités envers leurs enfants,
se dévouent à leur éducation, exercent leur profession.
Au lieu de se faire membre d'un institut séculier, ils pourrait fort
bien recevoir la consécration de leur veuvage comme l'ont obtenue les
veuves, et vivre comme elles en fraternité souple et adaptée à
leur situation.
(3) Une telle association de
veufs a été récemment fondée sous le titre "fraternité
de la Résurrection"; voir notre étude sur le veuvage chrétien
à paraître dans la NR Th, 1998.
Que dire en réponse à la deuxième
question?
La bénédiction
liturgique consacre à Dieu personnes ou objets destinés au culte.
Cette bénédiction les réserve à Dieu, les voue à
son service; mais une consécration liturgique d'une personne supposes,
pour être vraie la consécration personnelle à Dieu de celui
ou de celle qui demande une telle bénédiction de l'Église.
Cette offran-de est nécessaire, si l'on veut vraiment que la personne
soit consacrée à Dieu.
Une simple bénédiction
peut être une prière, une intercession de l'Église, qui
implo-re la protection divine sur la personne qui la demande; pour être
consécration de vie, cette bénédiction liturgique suppose
une vocation divine à laquelle répond la person-ne qui se veut
à Dieu.
Cette consécration, comme
nous l'avons dit, est avant tout un acte d'amour par lequel on reçoit
l'amour divin et on y répond. Cette réponse est une consécration
que la per-sonne fait d'elle-même à Dieu.
Si on peut admettre une offrande
en vue d'un ministère, un engagement de dévoument, la consécration,
peut être pleine et entière, doit se faire en Jésus-Christ
qui, obéis-sant à son Père, vécut la pauvreté
totale de sa filiation dans un amour unique et chaste.
Cet amour est et reste le modèle
et l'origine de toute virginité spirituelle, et, en union au Christ,
il devient la médiation de salut par laquelle on se donne aux hommes
en vue de leur rédemption et de leur union au Christ en Église,
par amour de Dieu. Ainsi la consécration de vie est un sacrifice accompli
en pleine et parfaite charité a la mesure de la grâce communiquée
à celui qui s'offre à Dieu et veut vivre fidèlement une
telle oblation.
A la
troisième question.
Il nous faut répondre
de la manière suivante: dans la consécration des vierges, il n'y
a pas seulement un engagement - propositum - de chasteté parfaite dans
le célibat con-sacré. Pour que cette chasteté soit don
plénier d'amour, elle suppose une pauvreté évangélique
et une obéissance à Dieu réellement vouées dans
une offrande de soi effective et totale.
Pourquoi ces trois conseils,
doivent-ils être promis et vécus? La raison d'une telle exigence
est la suivante: la consécration de vie à Dieu le Père
ne se fait pas seulement selon la doctrine et l'exemple du Christ. Elle suppose
une union à Lui comme victime, prêtre et autel du sacrifice. Les
conseils évangéliques assumés comme loi de vie ne conduisent
pas seulement la charité à sa plénitude, mais configurent
les consacrés au Christ qui, Verbe du Père, a tout reçu
de Lui et, se soumettant à sa volonté, lui a tout remis.
Cette relation d'amour mutuel
entre Père et Fils est vécue dans l'esprit. En Dieu qui est amours,
l'Esprit est flamme et ardeur de cet amour divin, plénitude de charité,
lui qui aime l'amour que Père et Fils se témoignent et dont lui-même
procède.
Les conseils évangéliques
ne sont donc pas à considérer, comme "moyens" d'imiter
le Christ : ils sont une voie et une exigence d'amour filial. Qui se fait obéissant
au Père, accepte sa volonté en pleine pauvreté et se donne
pleinement dans l'amour chaste, unique et total, définitif. Ainsi consacré
à Dieu, il se veut fils dans le Fils, frère universel dans le
Christ sauveur, et il est, en Église, à un titre spécial,
membre du Corps du Christ dans cette partie du troupeau que la tradition a dénommée
" excellentior gregis pars ".
Cette consécration d'amour
est un acte unique par lequel le chrétien, dans le don de soi, s'unit
au Christ pour vivre avec Lui pour le Père, par la force de leur amour
qui est Es-prit du Père et du Fils. Il est donc tout à fait exact
de dire que la consécration de vie par les conseils évangéliques
est un "acte d'amour" qui s'accomplit et se vie comme "acte trinitaire".
Si le Seigneur a pratiqué
lui-même pendant sa vie terrestre plusieurs conseils comme expression
de sa filiation divine, la prière et l'amour fraternel sont expression
de son amour éternel de Verbe rédempteur; ils en sont aussi les
signes et les effets. La prière du Christ éminemment contemplative
s'exprime dans son Amour filial et lui-même s'est uni par amour les membres
de son Corps, l'Église, dont il est le fondateur et le chef.
Père et charité
universelles sont donc bien des conseils majeurs, du Seigneur. Il faut les vivre
et en témoigner dans la pauvreté, la chasteté et l'obéissance.
Il faut les considérer et les vivre dans cette unité pour pouvoir
les observer et les proclamer en plein union avec le Christ Seigneur.
Formes Individuelles de vie
consacrée.
( le droit canon no. 605)
Que répondre à la quatrième question?
Pour la pauvreté et l'obéissance,
de même que pour les vierges, certains éléments sont exprimés
de façon concrète dans le rituel de bénédiction
des veuves. Cependant on doit souligner, pour ces dernières, la pauvreté
profonde que représente la perte de leur conjoint; cette séparation
ne peut être sanctifiée que par l'obéissance quotidienne
au Seigneur.
Cet aspect particulier de leur
vie selon les conseils ne peut être passé sous silence; pour qu'Il
puisse être vécu concrètement, il faut en donner la signification
doctrinale, l'expri-mer dans le rite même de la bénédiction
et en soutenir la pratique dans la vie. Cette pra-tique des conseils, propre
au veuvage, fut certes le motif de ce retour à la bénédiction
de l'Ordre des veuves en une fraternité spéciale, plutôt
qu'en institut séculier pour y vivre une vie consacrée à
Dieu.
Comme les vierges consacrées,
les veuves qui se consacrent à Dieu peuvent vivre seules, ne pas être
membre d'un institut ou d'un groupe pour suivre, comme nous le disions, plus
fidèlement leur vocation personnelle comme réponse à Dieu.
Reste à considérer la cinquième question: dans le rituel
de la bénédiction ou consécra-tion des vierges, on fait
mention de la prière comme d'une 9e obligation propre à leur vie
consacrée, obligation avant tout morale qui n'est déterminée
par aucune norme réceptive concrète, par exemple en ce qui concerne
la récitation conseillée, selon la liturgie des heures, des laudes
et des vêpres.
D'ailleurs en plus d'une exhortation
très claire à la vie de prière faite par le célébrant
avant la consécration des vierges, une explication paraît souhaitable.
On peut en dire autant de la vie d'oraison des veuves qui sera personnelle et
familiale, faite en commun avec les enfants qui vivent avec leur mère.
Cette prière sera également une commémo-ration de l'Époux
défunt, du père, et une intercessions tenant compte du fait que
sa présence dans la prière est souhaitée vivante et fidèle.
La prière dans l'Évangile
est l'objet d'une exhortation du Seigneur qui donne souvent le conseil de prier;
son exemple à ce sujet est frappant, lui qui se retirait dans un lieu
solitaire et passait la nuit en prière. Ceux qui le suivent de plus près
auront ici un con-seil évangélique à observer, propre à
leur vie consacrée, et ils le feront en pleine fidélité
à leur vocation divine personnel. On ne peut d'ailleurs se représente
le Christ Verbe incarné, autrement qu'unie en oraison à son Père
céleste, acceptant sa volonté et désirant et tout lui plaire.
Tout autre est la pratique du
conseil évangélique, imitation du Christ qui se fit, par volonté
et don du Père, frère universel des hommes, l'amour fraternel,
dans la vie con-sacrée par laquelle on suit le Christ de plus près
et on l'imite plus fidèlement, comporte ce conseil vécu avec plus
de ferveur, soit en vertu d'un charisme propre en communauté, soit dans
un ordre de personne qui vivent un même état de vie ou exercent
un même mi-nistère, comme le collège épiscopal, la
fraternité d'ordination sacerdotale ou l'union de ceux qui se veulent
dans le Christ fils d'une même Père.
Cette fraternité vécue
est d'ailleurs mise en relief dans le Code ou elle envisagée à
la suite des trois conseils évangéliques habituel; elle est rappelée
tant dans la définition de la vie religieuse que par rapport à
la vie consacrée en institut séculier. Elle est essen-tielle à
la vie des sociétés dite aujourd'hui de vie apostolique. Ce conseil
de la prière, tant commune que personnelle, est exprimé dans le
rituel de la bénédiction des veuves, tout comme la fraternité
qui, de plus, leur est présentée comme une aide et un réconfort.
Au sujet de la prière,
notons quelques suggestions peu nombreuses mais claires, Dans une prière
litanique d'intercession, chantée après la bénédiction
des alliances, on de-mande à Dieu:Donne-leur , comme la veuve de Sarepta,
de croire en ta parole même lorsqu'elle leur paraît incroyable.
Donne-leur, comme à Anne, la prophétesse, de per-sévérer
dans la prière et dans l'attente. Donne-leur d'attendre ta venue, comme
le veilleur attend l'aurore.
Même dans la formule d'engagement,
la veuve, en se consacrant à Dieu, veut que sa vie tout entière
soit à la louange de la gloire de Dieu. Quand à la charité
fraternelle, la responsable signale dès le début l'importance
de cette communion dans lune même fra-ternité. S'adressant aux
veuves qui veulent se consacrer dans la Fraternité Notre Dame de la Résurrection,
elle leur dit: Vous avez demandé à entrer dans la Fraternité.
Avec des Surs qui ont
entendu le même appel, vous vivrez le commandement de l'amour fraternel
et vous formerez une communauté de louange et d'intercession. Cette charité
vécue en fraternité ne se limite pas aux personnes qui en font
partie. Dans la prière d'in-tercession, que nous citions déjà,
cette charité est toujours plus large, étendue à l'Église
et au monde entier:
Donne-leur, comme à Judith,
de se mettre au servie de leurs frères avec courage et in-trépidité.
Donne-leur, comme à la veuve du Temple, de savoir offrir même ce
qui leur est nécessaire. Donne-leur, comme aux femmes du matin de Pâques,
d'être messagères de la Résurrection. Donne-leur, comme
à Tabitha et à Lydie, de se mette au service de l'Église.
En concluant cette prière
titanique, le célébrant prie et demande: Accorde à tes
ser-vantes ..de témoigner autour d'elles de ton amour et de ta victoire
sur la mort.
Reste
cependant une dernière question.
Elle est délicate et
mérite une réponse claire et nette. Pour recevoir la bénédiction
des veuves une condition est posée, capitale: il faut qu'aient été
unis par le sacrement de mariage, la veuve qui se consacre et sont époux
déjà offert à Dieu dans la mort. Dans la prière
d'ouverture du rit e de la bénédiction le célébrant
dit:Dieu éternel et tout-puisant, nous t'en prions regarde avec bienveillance
tes servant . qui ont résolu de te consacrer leur veuvage. Chacune,
en s'offrant elle-même, veut te présente le foyer qu'ensemble avec
son mari, un jour ils ont fondé. Pour cette offrande qu'elles vont accomplir
aujourd'hui, accorde-leur ta lumière, ta force et ta joie.
A la fin de la prière
d'intercession qui suit la bénédiction des alliances, le célébrant
répète cette prière : Le jour ou tu les appellera à
la joie de la rencontre avec toi, donne-leur de découvrir le visage d'éternité
de leur mari, à qui, selon ta volonté, elles sont restées
fidèles.
Il va sans dire que sont ainsi
exclues de l'Ordre des veuves, comme de cette frater-nité, les personnes
qui ont contracté un mariage civil et n'ont pas été unies
par le sacrement du mariage. D'autres associations chrétiennes les prennent
en charge. Les veuves consacrées peuvent les assister, les soutenir,
les encourager, non seulement par leur exemple mais en les réunissant
dans une association qui puisse le recevoir et les aider.
Un mariage sacramentel valide
reste toujours comme condition e la bénédiction des veuves, fonction
qui de soi sera exigé, si l'Ordre des veuves est un jour reconstitué
par la loi de l'Église, comme le fait le nouveau Code pour l'Ordre des
vierges. Ce qui répondra à l'attente de bien des fidèles,
et surtout des veuves qui veulent se consacrer totalement au Seigneur. Fin pour
cette section. Merci